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Nightwing

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Je suis à Londres depuis le : 14/11/2016 et j'ai déjà envoyé : 17 messages. J'ai également : 65 points. Sur le net je suis : sha J'ai emprunté ma bouille à : Boyd Holbrook et je remercie d'ailleurs pour mon profil : blitz
J'ai vu le jour : en 1455 , j'ai donc actuellement : 562 ans, mais une trentaine pour vous seulement. Dans la vie je suis : guérisseur mais également : sans cœur. D'ailleurs, j'ai une préférence pour : les personnes fascinantes.
MessageSujet: Nightwing Mar 15 Nov - 23:00



nightwing
Löve & Galen
14 novembre 2016
“Nightwing has stirred, and taken to flight
The silence is over, he's shattered the night.
No other hunter has the power or the grace,
He is the master of this place.”

Deux yeux brillèrent dans les ténèbres. Comme deux soucoupes pleines, les iris étaient semblables à deux saphirs dont le céruléen aurait été particulièrement vif. Bien terré sous une voiture, l'animal au corps élastique attendait, se léchant les babines. À quelques mètres de lui, deux garnements attendaient cachés derrière un bidon vide. Ils agitaient alors gaiement une sardine répugnante afin d'attirer le chat hors de sa tanière.
L'animal, affamé et particulièrement aminci, sortit au bout de plusieurs minutes de sous la voiture. Excité par la faim, il se mettait en danger mais n'en semblait pas conscient. Il rampa doucement vers la sardine que l'un des deux gamins avait jeté au sol pour goulûment y planter les crocs. À peine le goût de l'huile dans les narines qu'une pierre grosse comme le poing s'écrasait sur son corps fin. L'animal eut un sursaut de peur et bien qu'il eut le poil hérissé, il poussa un feulement à fendre les cœurs. La douleur irradiait son corps et il miaulait encore quand plusieurs cailloux plus petits s'écraser sur lui. Il chercha un replis mais son corps était rendu douloureux. Il miaula plus fort, un miaulement de détresse.

Finalement, le miaulement attira l'attention de Löve qui passait alors dans la rue adjacente. Il haussa un sourcil, intrigué et fatigué. Sa journée avait été longue et dure, comme à chaque fois qu'il y avait une pleine lune. Il n'avait rien d'un loup-garou mais comme il méditait beaucoup, il y avait toujours un ou plusieurs souvenirs pour venir s'écraser en pleine gueule et lui rongeait le moral pour la journée.
S'arrêtant à hauteur de la petite rue, Löve jeta un œil à ce qui se tramait dans la venelle. Dans l'obscurité, il distingua un chaton qui miaulait faiblement et en sang. Il cherchait à fuir, mais n'avait même plus la force de bouger. Plus loin, deux garçons d'une dizaine d'années rigolaient aux éclats.

Le demi-diable ne cilla même pas. La cruauté était devenue une évidence. Même chez les hommes. Les chasseurs d'ombres pouvaient bien s'offusquer et défendre à tout va les vies humaines, il y en avait tout de même toujours quelques unes qui valait moins que les autres. Et celles de ces deux garçons valaient bien moins que celle de cette innocente créature.
Dans un soupir lourd et bruyant, Löve entra dans la ruelle. Il ignorait pourquoi il allait sauver un animal du cercle qu'il reconnaissait lui-même comme étant le cercle de la vie – vous savez, cette chose crée par la nature elle-même qui organise la vie et la mort dans un immense schéma ? - mais il n'avait pas envie d'entendre ce petit félin geindre plus longtemps.

Il s'enfonça dans la ruelle d'un air sombre et terrible. Löve était assez grand pour un homme, un bon mètre 83 de haut. Quand il capta les regards, Löve déplia rapidement ses ailes noires. Dans l'obscurité, il ressemblait à un monstre, d'une noirceur à en faire pâlir les enfers. Ses plumes étaient particulièrement sombres. Les deux garçons prirent leur jambe à leur cou, sans doute de peur d'être sanctionnés. Ils n'auraient jamais la crainte d'autre chose.
Dans un nouveau soupir ennuyé, Löve se pencha et ramassa le petit chat qui peinait à se tenir debout. Son corps était en charpie, mais il survivait. Sa respiration était rapide et suffocante. Il s'engluait dans son propre sang. Bientôt ses poumons ne seraient plus remplis que d'un sang épais et noir.
L'ange imposteur enroula autour de lui ses deux élytres autour de lui et tendit sa main droite au dessus du petit chat. Une lumière bleue s'échappa de cette dernière et les plaies se refermèrent lentement. Le chat miaula encore plus fort car la douleur devait être insupportable, mais il ne bougea pas d'un pouce, car au plus profond de lui, il devait savoir ce que l'ange faisait.

Cela dura quelques minutes avant que Löve ne referme la main. Le chaton se lova alors aussitôt contre le torse de la créature obscure. Le demi-diable eut un petit sourire charmant et déplia ses ailes qui allaient pour se ranger mais s'arrêtèrent dans les airs en apercevant à l'autre bout de la ruelle – par la sortie que les gamins avaient emprunté – un homme.
Löve avait assez d'expériences pour sentir que l'homme n'était autre qu'un chasseur.
Ses ailes noires frémirent dans la bise froide qui s'engouffrait dans la venelle.

« Qu'est-ce que tu veux, chasseur ? »

Il avait du sang sur les mains, mais pour cette fois, ce n'était pas de son fait.
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Je suis à Londres depuis le : 14/11/2016 et j'ai déjà envoyé : 8 messages. J'ai également : 48 J'ai emprunté ma bouille à : Charlie Hunnam
MessageSujet: Re: Nightwing Dim 20 Nov - 14:32

Nightwing
Galen & Löve
After the gates of prophecies, a million light years away from me. Straight for the eye of destiny, reaching the point of tears. ▬ WOODKID

Galen n’avait pas pour habitude de sortir le soir, en tous cas pas pour d’autres raisons que de patrouiller dans les rues à la recherche de créatures obscures violant les Accords établis par l’Enclave. Oh, il n’était pas particulièrement fidèle et loyal au Conseil d’Idris au point de vouloir à tous prix préserver leur traité de paix, non, pas du tout… Il était plutôt du genre « chasseur vindicatif » qui ne laissait passer aucun écart, qui les provoquait même, parfois, quand il n’avait rien à se mettre sous la dent. Il n’était pas particulièrement mauvais, juste blessé par la mort de ceux qui lui avaient été chers un jour et qu’il devait, pour la plupart, à des Downworlders. Il n’y avait bien plus que Kylian, désormais, pour le maintenir quelque peu à flots, mais le jeune Carstairs, il le sentait depuis quelques temps, s’éloignait de lui. Il se construisait sa propre vie, en dehors de leur lien de parabatai et il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir ; après tout c’était ainsi que les choses étaient sensées se passées, pas vrai ? Il n’était pas bon de ne vivre qu’à travers un autre, il l’avait appris à ses dépens à la mort de Hestia, c’était une erreur qu’il ne tendait plus à commettre, hormis quand cela concernait l’autre moitié de son âme. Il s’était arrêté boire un verre dans un bar réputé pour être tenu par des sorciers et accueillir toutes sortes de créatures mais, malgré son regard attentif à la moindre transgression, il avait bien dû le reconnaitre, les Downworlders se tenaient à carreaux, pour sa plus grande déception. C’est donc après un second et dernier whiskey, mieux valait ne pas trop abuser de la boisson tant qu’il n’était pas rentré chez lui, qu’il décide de repartir, résigné à ce que cette nuit soit une des trop nombreuses sans incident à déplorer. Ses pas le mènent au hasard des ruelles, tout ce qu’il cherche, c’est un métro pour regagner l’Institut et s’abrutir de bourbon dans sa chambre, quand il entend un miaulement déplorable. Si ça le fait s’arrêter net, tous les sens aux aguets, ce n’est suffisamment pas assez pour le retenir bien longtemps et il esquisse déjà deux ou trois pas de plus, quand deux hurlements terrorisés le font tressaillir. D’une ruelle adjacente, il a tout juste le temps de voir deux gamins effrayés s’enfuir, ventres à terre et sans regarder en arrière. Intrigué, un sourire étrange sur les lèvres, Galen Cartwright se glisse dans la venelle, son sourire s’élargissant comme il contemple le spectacle de cet homme blond aux ailes noires comme la nuit. Ça aurait pu être beau, s’il n’avait pas su de quoi il retournait et, au contraire, ça avait plutôt tendance à lui donner envie de vomir. Ses prunelles bleutées glissent de son visage pâle à ses mains pleines de sang et il fronce les sourcils de manière imperceptible, son regard plongeant dans celui du félin qu’il tient contre ses bras. « Qu'est-ce que tu veux, chasseur ? » La voix de l’autre s’élève et il reporte son attention sur lui, une lueur d’excitation perdue, là, dans ses prunelles claires. « Tu les as effrayés. » commence-t-il, évoquant les deux gamins qu’il a vu détaler à corps perdus, quelques instant plus tôt. « Tes mains sont pleines de sang... » constate-t-il à nouveau. Le ton de sa voix est calme, purement factuel. Ce n’est pas personnel, il ne fait qu’énoncer une liste d’évidences. Il avait été un temps, dans sa jeunesse, frivole et naïve, où il aurait cherché à comprendre ce qu’il venait de se passer, où il aurait voulu être le plus impartial possible. Mais son sens aigu de la justice, il l’avait perdu depuis bien longtemps et il ne cherchait pas non plus à le retrouver. C’était bien plus facile ainsi. Avec la souplesse féline du prédateur, il retire la lame séraphique de l’étui qu’il porte dans son dos, sous son vêtement, la faisant tourner entre ses doigts. « Salamandriel... » invoque-t-il simplement et le métal se met à irradier d’une lueur blanche légèrement bleutée. A la lumière de sa lame, les runes noires tracées sur sa peau ne sont que d’autant plus visibles. « Ce n’est pas personnel, sorcier, tu le comprends bien, j’en suis certain… » Personnel ou pas, ses intentions sont on ne peut plus claires, comme il approche à pas lents, la lame à la main, le sourire aux lèvres. « Tu devrais poser le chat... » Un conseil, à prendre ou à laisser. Si l’animal reste là, ça ne l’empêchera pas de poursuivre ce qu’il a commencé.





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MessageSujet: Re: Nightwing Dim 20 Nov - 16:43



nightwing
Löve & Galen
14 novembre 2016
“Nightwing has stirred, and taken to flight
The silence is over, he's shattered the night.
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« Qu'est-ce que tu veux, chasseur ? »

L'ange noir reste immobile, ses ailes parfaitement dressées semblent aussi grandes qu'un homme. Les plumes sont délicates, fines comme ses doigts mais longues comme une dague. Iridescentes à la façon des plumes du corbeau, la lune s'y reflète et leur donne ce reflet bleu sombre. Il attends, tel un prince, droit dans ses bottes. Le félin se blottit davantage contre lui, léchant la main qui le tient.

« Tu les as effrayés. »

Il aurait pu les tuer aussi – mais il n'en a rien fait, parce que son âme est celle du Christ en rédemption. À chacun sa croix, à chacun son enfer, pense-t-il. Mais le gamin qui est en face lui – car oui, c'est un enfant face à lui – n'est pas à la hauteur de la Géhenne qu'il traverse chaque jour. Il n'est pas même une épine dans son pouce, pas même une mouche qui bourdonnerait à son oreille. Ce n'est qu'une poussière. Aussi Löve ne cilla pas et attendit. S'il n'avait pas mieux à lui reprocher, alors il partirait comme il avait déjà prévu de le faire.

« Tes mains sont pleines de sang... »

Le sorcier fronça légèrement les sourcils – il ne comprenait pas, est-ce qu'il s'agissait d'un procès ou d'une condamnation ? Il fit un pas en avant, d'un air serein malgré tout. Il n'allait pas se laisser intimider par un gamin venu de nul part. Son regard se fit cependant plus terrible en sentant la tension grimpait d'un rang. Il avait l'air sur les crocs. C'était tant mieux, car lui n'avait pas faim du tout, pas faim de rien. Peut-être qu'une autre fois, il l'aurait tué. Mais là, le regard triste et un chat serré contre lui, il n'avait aucune envie de s'énerver ou de se gaspiller.

Ce gamin était une horrible perte de temps, et du temps… oui, du temps, il en avait à revendre depuis bien trop longtemps.

Mais une perte de temps armée. La présence de la lame dans le dos du jeune homme ne faisait que préciser ce qu'il était : un chasseur venu cassé bêtement de la créature obscure, trop frustrée pour faire autre chose.
Est-ce qu'il savait qu'on ne s'attaquait pas à plus fort que soit ? C'était une règle de la nature.

« Salamandriel... » Dans l'obscurité, la lame brille froidement. Le visage de Löve se rembrunit alors qu'il sert davantage le chaton contre lui, pour le protéger principalement. « Ce n’est pas personnel, sorcier, tu le comprends bien, j’en suis certain… »

Il approche, comme un félin, mais son pas est trop lent. C'est un tas de muscle en puissance. Löve, lui, est fin et élancé. Il ressemble à un ange, mais il est plus mince que les chérubins. Il est léger comme une plume, une brindille qui contient pourtant la puissance d'une meute de loups.

« Tu devrais poser le chat... »

Un petit sourire amusé se dessine sur le visage du sorcier, alors qu'il rétorque, d'une voix simple :

« Tu devrais poser cette arme. »

Il attends quelques secondes, deux, trois pas de plus, de trop selon lui, et finalement il ne lève qu'une seule main. De là, des barres de fer s'extirpent du sol, s'étirant entre l'ange et le chasseur. Les barres de fer pénètrent profondément à l'horizontale les briques rouges des bâtiments qui composent la venelle. En hauteur, elles sont assez hautes pour que même l'ange ait besoin de s'envoler pour passer au dessus.

« Je ne suis pas d'humeur, chasseur. Si tu as quelques choses à dire, alors je te conseille d'en faire part à l'Enclave. »

Comme il pense que le chasseur n'ira pas au-delà, il tourne le dos et replie ses ailes afin qu'elles disparaissent totalement sous ses habits. Étonnement, et malgré leur taille, il n'y paraît plus rien au bout de trois pas. Alors qu'il marche, il annonce, à voix haute :

« Ne t'avise pas de me suivre ou de m'attaquer. Je ne suis peut-être pas d'humeur mais je suis sans pitié. Ce chat a besoin d'un foyer car le coeur des hommes est trop cruel et l'a blessé trop profondément. Il a besoin de se nourrir... »

Il murmure la dernière phrase en regardant le chaton qui sort la tête de son torse, léchant de nouveau son sauveur. Il tremble encore énormément, mais ce n'est que parce que la bise dans la ruelle est particulièrement froide ce soir.
L'ange fait de nouveaux quelques pas, mais la venelle est longue. Il ne regarde plus derrière lui. Ce n'était qu'un avertissement – mais il n'hésitera pas s'il continue à le poursuivre, s'il a l'audace d'escalader le mur de fer qu'il a dressé.
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Dernière édition par Löve Mankell le Dim 20 Nov - 16:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Nightwing Dim 20 Nov - 16:44

Nightwing
Galen & Löve
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Il ne s’était pas attendu un seul instant à ce que le sorcier se rende sans lui offrir un vrai combat. Non, bien au contraire, cela lui aurait considérablement gâché son plaisir, il fallait le reconnaitre. Il ne s’était pas attendu, toutefois, à ce qu’il ne veuille même pas se battre. Quel genre de lâche refusait un combat ? « Tu devrais poser cette arme. » Bien entendu, Galen n’écoute pas. Il ne prenait pas d’ordres d’un sorcier, encore moins quand il avait les mains pleines de sang alors il continue à avancer, la lame séraphique brillant dans sa main, comme si elle l’avait senti, elle aussi… L’Obscur lève la main et si, plus prudent que la plupart des Nephilims, le chasseur d’ombres s’arrête, ce n’est que pour constater que des barreaux de fer, singeant les portes des cellules d’Idris, lui bloquent le passage. Ses prunelles bleues glissent lentement jusqu’au sommet ; c’est haut, certes, mais rien d’insurmontable pour lui. Après tout, il avait l’agilité d’un chat, une rune d’audace dessinée sur l’omoplate et la rage au ventre ; il n’en fallait certainement pas plus pour franchir cet obstacle. « Je ne suis pas d'humeur, chasseur. Si tu as quelques choses à dire, alors je te conseille d'en faire part à l'Enclave. » Galen laisse échapper un ricanement. Il ne manquait pas d’air celui-là, à invoquer l’Enclave comme seule défense. Comme si le rôle du Conseil était de protéger les Downworlders… Non, ils étaient là pour veiller au respect des lois et pour punir quand il le fallait, en aucun cas pour sauver la mise à un sorcier, coupable, de toute évidence, même s’il ignorait le crime. Il le regarde s’éloigner de quelques pas, sans chercher à le rejoindre tout d’abord, observant avec intérêt les ailes qui disparaissent désormais sous ses vêtements, comme si elles n’avaient jamais été là. N’importe quel Terrestre aurait pu s’y laisser prendre mais eux, Néphilims, étaient dotés de la Seconde Vue et son petit tour de passe-passe ne le trompait en aucun cas. Il aurait pu le reconnaitre au milieu d’une foule d’êtres humains, sans la moindre hésitation. « Ne t'avise pas de me suivre ou de m'attaquer. Je ne suis peut-être pas d'humeur mais je suis sans pitié. Ce chat a besoin d'un foyer car le cœur des hommes est trop cruel et l'a blessé trop profondément. Il a besoin de se nourrir... » Un sorcier défenseur des animaux, il aurait décidément tout vu, dans sa courte vie… Il faudra vraiment qu’il la raconte à Kylian, celle-là, il est sûr qu’elle le fera beaucoup rire… Sans un bruit et avec une rapidité déconcertante, il replace la lame séraphique dans son dos et escalade le mur de fer ; il ne lui faut pas plus de dix secondes pour en venir à bout et sauter, dans un bruit feutré, de l’autre côté, un sourire victorieux sur les lèvres. Si l’autre pensait que cela suffirait à l’arrêter alors il était bien naïf. En un quart de seconde, le poignard est de nouveau dans sa main, comme il avance à pas rapides vers la créature obscure, l’attrapant par le col et, profitant de l’effet de surprise, comme souvent, le plaquant face contre le mur de la ruelle. Le chat se met à miauler plus fort mais Galen s’en moque pas mal ; il l’avait pourtant prévenu de le lâcher, il ne pouvait pas être tenu responsable de ce dommage collatéral. « Ta mère ne t’a jamais appris que tourner le dos à quelqu’un au beau milieu d’une conversation c’était très malpoli ? » Cette insolence qu’il avait piquée au Carstairs. Typique. Kylian serait fier comme un paon, lui qui le trouvait toujours trop sérieux. Ou peut-être qu’il estimerait que ce n’était pas assez ? Qu’importait, son parabatai n’était pas là pour le reprendre sur son comportement souvent trop guindé et ce n’était certainement pas plus mal. « Dernière chance. Lâche le chat. » La lame appuie contre sa nuque, menaçante. Il ne lui fera pas de cadeau, c’est certain, mais il veut bien faire un dernier effort pour l’animal.



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MessageSujet: Re: Nightwing Dim 20 Nov - 16:48



nightwing
Löve & Galen
14 novembre 2016
“Nightwing has stirred, and taken to flight
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Partir loin et ne jamais revenir, voilà qui était un bon plan. Doucement, il berce l'animal entre ses doigts. Le félin se délecte de chaque caresse mais mordille tendrement le doigt de l'ange, car la faim le tiraille. Il n'a peut-être pas mangé depuis des jours. À ce jeu là, les animaux ont bien plus de ressources que les humains, et que les créatures étranges également. Ils sont la force de la nature, les enfants légitimes de Mère Nature, et à ce juste titre, ils doivent être autant si ce n'est plus respecté que le reste du monde.

Après avoir arrêté de dévorer la chair de ses ennemis, de consommer le sang de ses victimes, Löve avait également arrêté de manger de la viande tout simplement. Cela lui semblait le meilleur des choix. Soit on tuait, et alors on pouvait tuer n'importe qui sans en souffrir les conséquences, soit on ne pouvait rien tuer, et en cela, les animaux n'échappaient pas à la règle. Celui qui se voulait bon envers sa propre race n'était ni plus ni moins qu'un horrible spéciste.

Il sursauta quand un grand « boom » résonna. Ce n'était rien d'autre que sa face contre le mur de brique. Il n'avait rien vu venir, ni le Chasseur qu'il attendait pourtant, ni le mur d'ailleurs. Sortit soudainement de ses pensées, il se rappela par le cri de douleur du félin qu'il tenait en effet un chat entre ses doigts. Son regard brilla d'une fureur silencieuse alors qu'il serrait les dents, semblant se retenir d'exploser contre le nephilim et de lui faire goûter ce qu'il en coûte de provoquer Löve Mankell.

« Ta mère ne t’a jamais appris que tourner le dos à quelqu’un au beau milieu d’une conversation c’était très malpoli ? »

Un petit ricanement sombre ponctua les lèvres pâles de l'ange. Il n'y répondra pas, parce que l'histoire est bien connue chez ceux qui écoutent les rumeurs et les ragots. La mère de Löve, appelée la noiade, n'avait rien d'une femme de mal. Elle était bonne et était une guérisseuse adepte de la non-violence. Elle écoutait les arbres et le sifflement du vent dans les feuilles. Elle lisait l'avenir dans les cours d'eau où se baigner les feys du petit peuple. Elle était tout ce qu'il avait, et elle l'avait éduqué en homme de bien. Lôve n'oubliait pas non plus que sa mort avait causé en lui une cassure éternelle, mais ce n'était pas tant de sa faute que celle des loups.

« Dernière chance. Lâche le chat. »
« Sinon quoi, chasseur ? »

Il sentait le froid de la lame contre sa peau, ce qui le fit d'ailleurs frissonner. Il se souvenait d'une vie de jadis, d'une époque révolue, de celles qu'il avait fini par oublier en bonne partie, où il s'était aussi trouvé ainsi, la face contre le mur d'une ruelle sombre avec un homme dans son dos. Mais ce n'était pas une lame brillante qu'il y avait contre sa nuque, mais le baiser chaud d'un amant d'une nuit. Il n'y avait pas de chat à sauver, ni de chasseur à repousser. Seulement que deux corps qui cherchaient un peu de chaleur pour chasser la fraîcheur d'une nuit à Saint Saint-Pétersbourg – Stalingrad à l'époque.
Chassant ses quelques pensées impures qui n'avaient rien à faire là à ce moment, l'Ange déplia brutalement ses ailes ce qui repoussa violemment le chasseur dans les airs. Un petit plongeon de quelques mètres en arrière. Il ne fallait pas sous-estimer les deux membranes immenses de plumes noires – elles étaient assez puissantes pour lui permettre de voler, alors pourquoi pas pour lui permettre de dégager le premier imbécile qui se sentait assez digne pour se coller à lui ?

Il écarta sa veste et sortit le chaton pour vérifier comment il allait. Il caressa le haut de son crâne avec une infinie tendresse, susurrant quelques choses en suédois qui semblait, dans son intonation, des mots rassurants.
Rassuré, ses yeux clairs se dardèrent de nouveau sur le chasseur alors qu'il levait la main. Le chasseur voulut fondre sur lui d'un bond, mais Löve leva rapidement la main et le bond fut coupé court. Galen se retrouva bloqué à genoux sur le sol, ses pieds soudés sur le béton et ses mains trop lourdes pour se dresser face à lui.
L'ange leva son menton, d'un air dédaigneux et supérieur. Puisqu'il fallait passer par là ?

« Tu ne sais même pas pourquoi tu m'attaques, chasseur ? Tu ne sais même pas qui je suis dans les faits. Je pourrais être quelqu'un d'important. Tu pourrais déclencher une guerre. A moins que ce soit ce que tu cherches à faire ? »

Il s'avérait qu'il avait juste. Il n'était peut-être qu'un sorcier, mais son amitié vis à vis du Petit Peuple en faisait malgré tout un personnage pesant dans la vie politique. Du moins, pour le moment.
Il s'avança d'un pas et pencha la tête. Il s'arrêta alors qu'il n'était qu'à distance d'un avant-bras du garçon.

« Je suis guérisseur. »

Il sortit le chaton de sous son manteau long et le lui montra. Le petit félin avait le corps couvert de sang séché, si bien que ses poils formaient des paquets gluants et l'odeur qui se dégageait de lui était âcre.

« J'ai sauvé cette petite créature des griffes des hommes. Il était mal en point, alors je l'ai soigné, car c'est le travail d'un guérisseur de venir en aide aux blessés. »

Depuis sa transformation, il n'avait jamais refusé de soigner quiconque. Son rôle était uniquement de soigner. Durant la guerre de 2007, en Italie, il avait soigné des personnages aussi opposés que différents. Ça lui était égale car soigner un homme ne signifiait pas entièrement approuver ses idéaux. C'était deux choses très différentes.

« Le sang sur mes mains, c'est le sang de ce petit chat. Si tu crois que j'ai tué quelqu'un et brisé l'accord de l'Enclave, je te laisse libre de chercher un cadavre et des preuves, sans quoi, ce que tu fais là, n'est ni plus ni moins qu'une tentative d'assassinat. Et à ça, je peux répondre. »

Ses ailes toujours dressées, il tendit sa main droite en avant, remontant sa main gauche contre son torse pour mieux tenir le petit chat. Dans l'obscurité, des brumes se formèrent pour finalement disparaître et laisser apparaître dans la main de l'ange un couteau sami, couteau hérité de sa mère et confectionné pour les rituels de son peuple.
Il n'était pas vraiment l'un des leurs car il était l'enfant-diable, mais il avait grandi avec l'animisme et n'avait jamais douté qu'il existait, Dieu, ange ou démon, un grand cycle de la vie où tout le monde avait une place très précise. Si la place de ce chasseur était de mourir, alors soit. Qu'était-il si ce n'est le jouet des puissances supérieures ? Qu'un pion sur un grand échiquier ?

« A moins que... » reprit-il, après quelques secondes à faire briller sous la lune la lame d'ivoire du couteau, qui disparut aussitôt pour laisser apparaître une petite carte de visite sur laquelle il était écrit son nom et son prénom, l'adresse de son cabinet à Brixton et son métier – guérisseur. « … tu n'en aies besoin un jour ? »

Un sourire moqueur était dessiné sur le visage de l'ange noir. Tout cela était drôle pour lui. Le gamin n'avait pas la moindre chance de le tuer. Du moins, plus maintenant qu'il était à terre et que le sorcier était certain qu'il ferait tout pour l'abattre, même si ça signifiait frapper dans le dos – ce qui au demeurant n'était pas très poli non plus.
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MessageSujet: Re: Nightwing Dim 20 Nov - 16:52

Nightwing
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After the gates of prophecies, a million light years away from me. Straight for the eye of destiny, reaching the point of tears. ▬ WOODKID

Son léger ricanement alors qu’il le plaquait contre le mur avait déjà été un premier signal d’alarme qu’il n’avait pas eu l’imprudence d’omettre. Galen n’était pas une tête brûlée même s’il était un peu trop prompt à se lancer dans une bataille, il était surtout suffisamment raisonnable pour reconnaître quand il avait perdu et qu’il n’avait plus aucune chance. Alors, bien sûr, ce genre d’alerte, il les entendait et il en tenait compte. Dans une dernière sommation, il lui demande de lâcher le chat. Simple avertissement, il ne pouvait rien faire de plus pour lui. Si le sorcier refusait d’entendre raison, le félin y passerait à son tour. « Sinon quoi, chasseur ? » Sinon, il le tuerait, y avait-il plus simple que cela à comprendre ? A moins que la question ne soit purement rhétorique, comme il s’en rend compte un peu trop tard, au moment où les ailes du sorcier se déploient, l’envoyant valser un peu plus loin. Fort heureusement, ses nombreuses heures d’entrainements et son agilité naturelle lui permettent d’atterrir sur ses pieds sans trop de dommages. Son regard se fait plus sombre, plus assassin aussi, comme l’affront qui lui est fait est un acte qu’il ne peut décemment laisser impuni. Il a un sourire mauvais en le voyant réconforter le chat, comme si cette créature avait la moindre espèce d’importance à ses yeux. S’imaginait-il qu’il était idiot et qu’il ne voyait pas clair dans son jeu ? Il n’aurait pas fallu que la créature puisse rassembler ses esprits et préparer une contre-offensive alors, sitôt sur ses pieds, il bondit de nouveau pour fondre sur lui, tel un prédateur prêt à crucifier sa proie sur place. Sauf que, sans comprendre, il se retrouve soudainement collé au sol, comme un oiseau à qui on aurait coupé les deux ailes, ses genoux posés sur le macadam et ses membres trop lourds pour qu’il puisse seulement penser à les lever. Ses prunelles assassines le fusillent du regard et il serre les dents sous l’effet de la contrariété. « Tu ne sais même pas pourquoi tu m'attaques, chasseur ? Tu ne sais même pas qui je suis dans les faits. Je pourrais être quelqu'un d'important. Tu pourrais déclencher une guerre. A moins que ce soit ce que tu cherches à faire ? » A vrai dire, Galen l’écoute à peine, tout concentré qu’il est à tenter de se défaire de ses étreintes invisibles qui le maintiennent prisonnier. Il relève brusquement la tête en le voyant si proche, ses doigts se resserrant sur sa lame angélique avec force. « Je suis guérisseur. » Les iris clairs du chasseur glissent sur ce qu’il cherche à lui montrer, à savoir le chaton aux poils croutés de sang, un lueur pathétique dans les yeux. « J'ai sauvé cette petite créature des griffes des hommes. Il était mal en point, alors je l'ai soigné, car c'est le travail d'un guérisseur de venir en aide aux blessés. » S’il a du mal à le croire, son regard affichant un scepticisme certain, le jeune Cartwright se détend légèrement, de façon presque inconsciente en comprenant que ce sang sur ses mains n’est autre que celui du félin qu’il tient contre lui. « Le sang sur mes mains, c'est le sang de ce petit chat. Si tu crois que j'ai tué quelqu'un et brisé l'accord de l'Enclave, je te laisse libre de chercher un cadavre et des preuves, sans quoi, ce que tu fais là, n'est ni plus ni moins qu'une tentative d'assassinat. Et à ça, je peux répondre. » Il ne bouge pas, gardant son visage impassible même lorsque le sorcier fait apparaitre une lame étrange dont il n’avait jamais vu de semblables, jusqu’à maintenant. Elle brille sous la lune pâle et il inspire profondément, plongeant son regard dans le sien. Il n’avait pas peur, si c’était ce que l’autre essayait de provoquer en lui, alors c’était raté. « A moins que... » reprend-il, une carte de visite se substituant au couteau qu’il tenait entre ses doigts encore quelques minutes plus tôt. « … tu n'en aies besoin un jour ? » La pression sur ses épaules se défait soudainement et il se relève rapidement, le foudroyant toujours du regard car, en bon Néphilim, il ne supportait pas de finir à genoux, encore moins devant un sorcier. Ses doigts attrapent brutalement la carte de visite comme il la porte à ses yeux avec un air soupçonneux, à croire qu’elle allait lui exploser à la gueule. Löve Mankell ? Les sorciers avaient vraiment des noms étranges. Avec un air boudeur d’enfant pris en faute qui refuse de reconnaitre ses torts, il la fourre dans la poche de sa veste, détournant le regard un instant avant de le reporter sur le chat. « Je peux voir ? » interroge-t-il, tendant les doigts vers le félin, tandis que l’autre n’a pas lâché son poignard séraphique. L’autre ne semblant pas opposer la moindre résistance, il laisse glisser ses doigts sur la fourrure du chaton, constatant brièvement les dégâts, un air un brin contrarié sur le visage. Il finit par replonger à nouveau son regard dans celui du blond qui lui fait face, inquisiteur. « Bien. » Sans rien ajouter de plus, il range sa lame séraphique, laquelle retrouve sa place dans son dos, presque déçue de ne pas avoir servi, ce soir. Pourtant, il ne pouvait décemment pas se mettre à tuer sans la moindre raison, l’Enclave ne l’aurait pas permis et il ne voulait pas finir dépouillé de ses runes. Cependant, il ne s’excusera pas, car ce n’est pas dans sa nature que de plier devant une créature obscure, quelle qu’elle soit. « Il faut reconnaitre que les apparences étaient contre toi, sorcier. » C’est bien tout ce qu’il aura en guise d’aveu de son erreur…


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Je suis à Londres depuis le : 14/11/2016 et j'ai déjà envoyé : 17 messages. J'ai également : 65 points. Sur le net je suis : sha J'ai emprunté ma bouille à : Boyd Holbrook et je remercie d'ailleurs pour mon profil : blitz
J'ai vu le jour : en 1455 , j'ai donc actuellement : 562 ans, mais une trentaine pour vous seulement. Dans la vie je suis : guérisseur mais également : sans cœur. D'ailleurs, j'ai une préférence pour : les personnes fascinantes.
MessageSujet: Re: Nightwing Dim 20 Nov - 16:57



nightwing
Löve & Galen
14 novembre 2016
“Nightwing has stirred, and taken to flight
The silence is over, he's shattered the night.
No other hunter has the power or the grace,
He is the master of this place.”

Le gamin a l'air de lui en vouloir, mais ça ne sera pas la première fois que quelqu'un lui en veut. D'un point de vue tout à fait pratique, il s'en fiche même royalement. Blesser les égos étaient toujours mieux que blesser véritablement selon lui.

« Je peux voir ? »

Il hésite quelques secondes, car ça ne lui plairait pas que le Chasseur joue avec la vie du petit félin. Il n'aurait aucun mal à le soigner, mais ce n'était pas son genre d’enfreindre les lois de la nature, et encore moins de ramener à la vie qui devrait mourir. Finalement, il écarta ses doigts et dévoila un tout petit chaton. Il ne devait pas avoir plus de deux mois. Ses yeux étaient cependant clairs, d'un vert pâle, et sa fourrure grise et blanche. Une fois nettoyé, il aurait le mérite d'être parfaitement beau. Du moins, c'était ce que pensait le sorcier.

« Bien. »

L'ange noir ne répondit pas, et ramena contre lui la petite boule de fourrure qui se lova de nouveau contre son torse, à l'endroit même de son coeur. Il devait être affamé, mais l'ange n'en fit rien. Il observa seulement le chasseur ranger son arme. Il remarqua qu'il était plus âgé qu'il ne le croyait – une trentaine d'années peut-être, une barbe virile et un regard qui ne trompe pas. L'homme qui était face à lui n'était pas un tendre. Il n'était ni sage ni bon, mais c'était des choses que Löve avait appris avec le temps. Parfois il faut laisser une chance au temps pour apaiser les douleurs de l'âme.
Löve eut un sourire calme alors que ses doigts s'enfonçaient dans le pelage du chat, le caressant tendrement. Un petit ronronnement content s'éleva dans le silence. Il attendait calmement que le Chasseur reprenne ses esprits, que son âme enfin se pose. Le fait qu'il aille ranger son arme devait signifier que le combat était avorté. C'était aussi bien, car Löve avait jugé qu'après cet avertissement, il ne lui laisserait plus de seconde chance pour se racheter. Ce n'était pas son genre, mais il y avait des limites à respecter, et celle de son intégrité physique était une des plus importantes. Ce n'était pas tant qu'il tenait à sa vie mais il tenait à ce qu'on le respecte. Il n'était pas le Fils de la Noiade pour rien. Si ce nom devait résonner dans l'éternité, alors il devait se montrer à la hauteur de sa réputation.
Tel un prince d'une autre époque, il ramena sa longue cape par dessus son épaule et enroula légèrement le chat à l'intérieur.

« Il faut reconnaître que les apparences étaient contre toi, sorcier. »

Un petit rire en guise de réponse, l'ange noir se moquait ouvertement de ce que les apparences pouvaient bien signifier. Il avait eu de longues années pour se rendre bien compte que souvent, trop souvent, les hommes jugent à la couverture d'un livre, sans prendre quelques secondes pour en lire les premiers mots – car c'est bien les premiers mots qui façonnent une histoire. Löve haussa alors, nonchalant, les épaules :

« Les apparences – tu veux dire le fait que je sois un sorcier ? »

Il voyait toujours juste, et c'était peut-être parce que sa mère était une simple terrestre qui possédait la Seconde Vue. Il avait du hérité au plus profond de son patrimoine génétique d'un petit quelque chose, d'un sixième sens plus développé que les autres.
Le Chasseur était trop vindicatif pour qu'il n'en veuille pas aux gens de son espèce. Qui irait attaquer le premier rapace à ailes noires sans savoir de quoi il en retourne vraiment qu'un pion de l'Enclave un peu trop zélé ?

« Tu connais mon nom » reprit Löve calmement, avant de faire quelques pas vers la sortie de la venelle, préférant ne pas rester trop longtemps dans l'obscurité et dans le froid. Il replia au même moment ses ailes qui, dans un froissement de plumes, se cachèrent sagement sous sa longue cape noire. « Grâce à ma carte. Tu ne devrais pas avoir à m’appeler sorcier.. Chasseur. »

Son sourire fin était toujours excessivement moqueur, ouvertement narquois même. Il fallait dire qu'il lui plaît de jouer avec plus faible. C'était une de ses dernières mauvaises manies qu'il avait tiré du temps où il était encore trop jeune et trop faible, où on l'avait torturé, mais où son intelligence et sa malice avaient toujours vaincu. C'était ainsi que lui, pauvre sorcier de rien du tout, était devenu la terreur des Loups.
Sa cape était toujours ornée de la peau de la fourrure de l'Alpha du nord. Comme un fardeau lourd sur ses épaules, c'était sa croix à lui. Peu en connaissait vraiment l'histoire cependant, parce que le temps avait emporté tout ce que la légende avait pu narré. Il ne restait quelques bribes d'histoire, celle du Fils de la Noiade qui avait vu périr sa mère et qui, dans la fureur et pour se venger, avait décimé une meute entière de ses seules mains. Il avait fait bien pire que ça. Il avait tué des femmes et des enfants, des vieillards, des femmes enceintes aussi. Il avait dévoré leurs cœurs, persuadé d'y trouver la force nécessaire, persuadé de s'approprier leur force vitale surtout.

Löve s'arrêta au bord de la venelle. Devant lui, le monde des terrestres qui remuait mollement au vu de l'heure tardive. Un petit crachin se mit à tomber, comme il était tombé toute la journée par intermittence. La pluie sur Londres n'avait cependant rien d'étonnant, et encore moins au mois de novembre.
Dans son dos, il sentait le regard du Chasseur comme deux poignards aiguisés.

La pluie et les lumières criardes du boulevard lui rappellent une époque révolue, où le feu brûlait les maisons en ruine de petits villages qui avaient subi alors sa colère. On était au Xvème siècle, sur les bords du fleuve Lena. Il s'envolait dans le ciel, et ce même crachin, froid et sinueux, glissait sur sa peau, mouillait sa tignasse devenue lourde.
Il ne manquait que les odeurs de cendre et de sueur, l'odeur dégueulasse du sang qui a séché et de la merde. Son sourire moqueur s'évapora pour ne laisser que cette mine triste.
Il se retourna vers lui.

« Je ne t'ai pas blessé j'espère ? »

Il se souvenait l'avoir envoyer voler avec ses ailes, et s'il doute qu'il ne soit blessé, il préfère s'en assurer.
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